Histoire de chats

Storny

Il y a quelques années, ma vie a basculé. De bon matin, des hommes ont pénétré dans la demeure où je résidais. Ils ont tout emporté ou presque. Je suis resté seul, interdit, terrorisé. Heureusement, ce même huissier, qui était venu tout prendre, ne m’a pas abandonné.

Sans relâche, il a téléphoné à de nombreuses associations de protection animale, mais toutes ont refusé de m’héberger, sans doute parce que j’étais trop vieux… Sauf Droit de Vivre ! Ce jour-là, l'huissier et l’association m’ont sauvé. Depuis, j’ai découvert la joie de gambader librement dans le parc avec mes compères et de profiter du soleil de longues heures durant.

Aujourd’hui, Storny, notre mascotte nous a malheureusement quitté mais nous gardons pour toujours son souvenir dans nos cœurs.


L’accident de voiture

Nous sommes en décembre, un appel de détresse est lancé à l’ensemble des refuges de la région : Un terrible accident de voiture vient d’avoir lieu. Les parents, inconsolables, viennent de perdre leur fils... Le choc de l’accident a également fait voler en éclat les cages des quatre chats, qui, affolés, se sont enfuis.

La présidente de « Droit de Vivre », Gilberte, part à la recherche des chats accompagnée de deux bénévoles. L’aventure débute sur le lieu de l’accident. La route et les champs alentours sont scrutés. De la nourriture est déposée en bordure de route. Au bout de quelques jours un faible miaulement se fait entendre. Une petite chatte encore en état de choc finit par se laisser approcher. Sans relâche, les membres de l’association sont venus tous les jours afin de retrouver les autres chats. Un deuxième a été repéré dans un arbre. Puis un troisième, les jours suivants. Les chats, encore terrorisés ne se sont laissés approcher que par leurs maîtres, revenus par amour pour eux sur les lieux de l’accident. Quant au quatrième chat, après plus de deux mois et demi de recherche, il restait introuvable.

Une photo ce dernier chat introuvable a été affichée dans les commerçants à proximité. C’est un jeune garçon qui nous contacte et nous décrit l’endroit précis où il se souvient l’avoir vu. Après quelques recherches sur place, nous retrouvons le petit félin. Fatigué, il avait trouvé refuge dans la maison d’un gentil monsieur qui prenait soin de lui.

Ainsi, grâce au Maire de Séchilienne et à ses habitants, les quatre chats ont pu être remis à leurs propriétaires. Nous remercions vivement les Séchiliennois d’avoir ainsi pu apporter un peu de bonheur dans un si grand malheur.


Socrate

Après une vie heureuse avec notre maîtresse où nous étions les rois, elle nous a quittés.

Avant de mourir, elle avait laissé des recommandations pour qu'une solution soit trouvée au mieux nous, ses chats, et nos copains les chiens.

Le testament, entre les mains d'une parente, a été respecté, mais malgré tout nous avons été séparés.

Moi, Socrate, je me suis retrouvé dans le box d’un refuge où la déprime me gagnait. Je voulais mourir. Heureusement, la parente de ma chère maîtresse faisait son possible pour que ses chats soient de nouveau réunis. Ainsi, un jour elle est venue me récupérer dans le refuge et m'a amené près de mes frères et sœurs que « Droit de Vivre » avait accueilli quelques jours auparavant. J'ai été examiné par le vétérinaire de l'association qui a dit qu'avec un traitement et beaucoup de câlins je devrais aller mieux.

Aujourd'hui je vais bien, je suis heureux, je suis libre dans la partie privative du parc. La hantise des boxes m'a quitté.


Les chatons du cimetière

Nous étions deux tous jeunes chatons quand nous avons été abandonnés dans le cimetière. A vrai dire, nous avons littéralement été jetés dans ce cimetière sans ménagement…

Poussés par notre instinct de survie, nous avons trouvé abri dans une tombe cassée un peu surélevée. Restait le problème de la nourriture... Heureusement, une dame a croisé notre route et nous a nourri régulièrement. Nous restions cependant méfiants des hommes. Comme on dit chez nous « Chat échaudé craint l’eau froide… » Du coup, nous une fois nourris, nous retournions vite nous cacher dans notre abri.

Un jour « Droit de Vivre » est venu nous chercher, très vite nous avons compris que nous partions vers une autre destinée.

Depuis nous avons grandi, nous sommes toujours au refuge, nous sommes restés très craintifs même si petit à petit nous apprenons de nouveau à faire confiance. La gentille dame du cimetière vient toujours nous rendre visite.